Viol raciste et esthétique enfantine dans Sausage Party, film autorisé dès 12 ans

"Prends-ça, putain de salope! J'aime me taper ton cul, sale blanche !"

Aujourd’hui sort en France Sausage Party, film d’animation humoristique mettant en scène la vie sexuelle des aliments et produits ménagers dans une cuisine. Autorisé aux enfants à partir de douze ans, le film présente des scènes gênantes à l’extrême : dans une esthétique délibérément enfantine, au graphisme naïf et aux couleurs éclatantes, on assiste à des scènes de sexe extrêmement crues. Partouze, sodomie, gorge profonde, anulingus, sado-masochisme, et surtout viol à caractère raciste… le tout présenté dans la joie et la bonne humeur, avec des personnages qui semblent tout droit sorti de Oui-Oui, Toy Story, La Belle et la bête ou de n’importe quel film d’animation pour enfant …

La presse branchée raille la « croisade » de La Manif pour tous contre Sausage Party et l’esprit « réactionnaire » de ceux qui jugent ce film dérangeant, inapproprié pour des enfants de douze ans. Être pris d’un malaise intense face à certaines scènes de Sausage Party signifie-t-il que l’on est une grenouille de bénitier sans humour ? Jugez par vous mêmes ces extraits choisis du film :


Dans Sausage Party, le mélange d’esthétique enfantine et de sexe cru a de quoi mettre mal à l’aise. Le sexe non-consenti y apparaît comme une pratique déjantée et amusante. Dans l’extrait ci-dessus (00:06) on assiste même à un viol à caractère raciste : la boîte de soupe déshydratée, dont la couleur ressemble à un Noir-Américain, viole une boîte de crackers en lui criant « Take this, bitchy bitch ! Like pouncing your ass, cracker ! », c’est-à-dire « Prends ça, putain de salope ! J’aime me taper ton cul, sale blanche ! ». En argot américain, cracker est en effet un terme connu d’insulte envers les Blancs issus de milieux défavorisés, les white trash. La scène figure dans la version française, sans le jeu de mots à caractère raciste.

Le film présente également une scène de viol particulièrement insoutenable sur une femme mourante représentée sous les traits d’une brique de jus de fruit. En prime, un petit jeu de mot sur « juice » qui signifie à la fois « jus de fruit » et « sécrétions vaginales » en anglais argotique.

Du côté des réalisateurs, on plaide pour l’humour subversif. « Le concept du film est simple : faire des blagues graveleuses à base de saucisses et de petits pains dodus irrésistiblement attirés l’un vers l’autre ! », assume le producteur exécutif Kyle Hunter, pour lequel, « ‘Sausage Party’ ressemble à n’importe quel film d’animation, mais les personnages profèrent des horreurs ».

Est-ce aussi dans un but humoristique que la production a choisi pour doubler l’un des principaux personnages la voix de Cyril Hanouna, récemment accusé de complaisance envers l’agression sexuelle commise par un de ses chroniqueurs en plein direct sur le plateau de TMTP.

Humour ou pas, on peut s’interroger sur l’effet que peut susciter auprès d’un enfant de douze ans ce viol raciste présenté comme une scène amusante. Par son esthétique, le film semble s’adresser à un enfant de douze ans… pour lui donner à voir des scènes de sexe extrêmement violentes.

Êtes-vous prête à montrer Sausage Party à votre fils de douze ans ou à votre petite soeur qui entre à peine dans la puberté ? Non ? Sale réac !

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